Que signifie être «Clair»?

Voulez-vous obtenir davantage de votre vie?

iLa première chose que l’on doit savoir au sujet de l’état de Clair est la suivante: la personne est elle-même.

On croit communément que si l’on remettait bien une personne d’équerre, et qu’ensuite on en remettait une autre, bien d’équerre, elles deviendraient pareilles. Non, c’est exactement le contraire.

Lorsque vous commencez à libérer quelqu’un, il commence à se libérer de ces états d’êtres fixes qui l’ont accablé et qui l’ont maintenu impuissant sur un certain cap de l’existence. Il est «chanceux», et les gens qui l’entourent sont «chanceux». Mais ce n’est pas le genre de chance inexplicable qui est «entre les mains des dieux». Un gars a de la chance parce que sa propre zone d’influence est suffisante pour prendre soin de la situation.

En d’autres termes, la flexibilité ou la fluidité de l’émotion est l’une des caractéristiques du Clair.

L’Etat de Clair signifie le fait d’être capable d’apporter de plus en plus d’ordre et ce, de mieux en mieux. Le but final de la vie n’est pas de se balader et de semer la confusion dans tout et chez chacun; ça c’est le but de l’aberration.

Un Clair échappe à cette routine boulot-métro-dodo, à cette jungle du quotidien, et est capable de regarder les choses telles qu’elles sont. Il trouve qu’elles sont beaucoup plus intéressantes et qu’il est bien plus captivant de vivre à 1’000 Kilowatts plutôt qu’à un millionième d’ampère. Et qu’il est beaucoup plus intéressant de vivre sans incident plutôt que bouleversé. Un Clair apprend ces leçons.

«Les Clairs sont des êtres qui ont été débarrassés
des réponses mauvaises ou inutiles les
empêchant de vivre ou de penser pleinement.»

– L. Ron Hubbard

TÉMOIGNAGES

Je me retrouve en paix avec moi-même, c’est un état très agréable, les choses sont beaucoup plus légères, faciles à vivre. Mon niveau d’Affinité, de Réalité et de Communication a considérablement augmenté; je considère la vie de plus en plus comme un jeu et je m’amuse bien. J’ai envie de faire de plus en plus de choses créatives dans mon environnement et c’est quelque chose de nouveau pour moi, je croque la vie à pleines dents. Mon attention n’est plus fixée de façon obsessionnelle et ceci est vraiment une tranquillité et un bien-être mental. Les unités d’attention dispersées et chargées sont désormais revenues toutes propres chez son propriétaire. Tout ce travail a pu être accompli et je remercie cette équipe composée d’êtres bienveillants. – L.

Mon regard sur le monde est différent. Tout s’est apaisé. C’est comme si j’étais arrivé à la maison, dans mon univers, chez MOI. Se retrouver, c’est pour moi un peu comme renaître à nouveau. Il n’y a pas de mots pour cela. C’est un sentiment merveilleux. Pendant 27 ans, j’ai fait beaucoup de sport et de compétitions. J’ai vécu un paquet de belles émotions. Mais je n’avais jamais ressenti ça auparavant. Celle-là est différente car elle n’est pas éphémère. Elle perdure dans le temps et elle ne me quittera plus. Les victoires dans le sport n’ont rien de comparables à celle que je viens de remporter sur ma vie. – Y.

Sur ce drôle de chemin j’ai retrouvé de la force, des certitudes, de la puissance, de l’énergie et j’ai développé une capacité à communiquer énorme. Sur ce même chemin j’ai abandonné des blocages, des peurs et d’importants troubles obsessionnels du comportement. – A.

A ceux qui viendraient de l’Eglise de Scientologie, je dirai: «N’ayez aucune crainte, ici, aucune invalidation ou évaluation avec la tech… cela a beaucoup d’importance pour progresser sur le Pont! De même, aucune pression d’aucune sorte « qui ressemblerait à celles rencontrées à l’Eglise de Scientologie». Avec un tel environnement, il est aisé de s’élever spirituellement. – A.
i

LE CLAIR

Tiré du livre: La Dianétique: La Science moderne de la Santé mentale

Dianétiquement parlant, l’individu optimum s’appelle un Clair. Vous verrez souvent ce mot dans cet ouvrage, sous forme de nom ou d’adjectif; c’est pourquoi il n’est pas superflu que nous nous attardions, dès le début, à préciser exactement ce que nous entendons par un Clair, but de la procédure dianétique.

Le Clair – ainsi qu’il est possible de l’établir par test – est débarrassé de toute psychose, névrose, compulsion et inhibition (toutes les aberrations) et ne possède aucune maladie autogène (créée de l’intérieur) ou psychosomatique. Le Clair ne possède aucune de ces maladies ou aberrations. On peut en faire la preuve. Des tests relatifs à son intelligence l’ont révélée bien supérieure à la normale. L’observation de ses activités montre qu’il poursuit l’existence avec vigueur et satisfaction.

Par ailleurs, on peut arriver à cette démonstration par une méthode comparative. Il est possible de tester un névropathe affligé de dérangements psychosomatiques, pour constater l’existence de ces aberrations. On peut ensuite le traiter pour mettre au Clair ses maux et névroses. On peut finalement l’examiner et constater les résultats mentionnés plus haut. C’est une expérience qui a été réalisée mainte et mainte fois avec des résultats invariables. Il s’agit d’un véritable test de laboratoire: tous les individus possédant un système nerveux organiquement complet répondent de la même façon à la mise au Clair dianétique.

En outre, le Clair possède des attributs fondamentaux et inhérents qui n’étaient pas toujours à sa disposition auparavant, et dont l’Homme ne soupçonnait pas l’existence, quand il ne se contentait pas de l’ignorer purement et simplement dans ses discussions relatives aux aptitudes et au comportement.

Il y a d’abord la question des perceptions. Même les gens dits «normaux» ne voient pas toujours toutes les couleurs, n’entendent pas tous les sons, et n’utilisent pas de façon optimale leurs organes de l’odorat, du goût, du toucher et leurs sensations organiques.

Il s’agit là des canaux essentiels qui nous mettent en communication avec le monde fini, que la majorité des gens reconnaissent comme la réalité. Il est intéressant de noter en passant que, si les observateurs d’autrefois ont soupçonné que l’individu aberrant devait faire face à la réalité pour retrouver son équilibre, ils ont omis d’en définir le modus faciendi. Pour faire face à la réalité du présent, il faudrait, à coup sûr, être capable d’en faire l’expérience par le canal de ces lignes de communication les plus couramment utilisées par l’homme dans ses activités.

Chaque perception humaine peut être rendue aberrante par des dérangements psychiques empêchant la sensation reçue de parvenir à la section analytique du système mental. Autrement dit, même si les mécanismes de perception des couleurs se trouvent en parfait état, certains circuits déformants peuvent modifier la couleur avant que la conscience ait la possibilité de percevoir l’objet.

On constatera que la cécité aux couleurs est relative ou limitée, si bien que les couleurs paraissent moins brillantes, ternes, ou, à l’extrême, entièrement absentes. Nous connaissons tous des personnes pour qui des couleurs «voyantes» sont exécrables, et d’autres qui ne les trouvent pas assez «voyantes» pour les remarquer. Ces degrés divers de cécité aux couleurs n’ont pas été attribués à un facteur psychique, mais considérés de façon plus ou moins nébuleuse, comme une sorte d’état mental, à supposer qu’on y prêtât la moindre attention.

Il y a des gens que les bruits dérangent; des gens pour qui, par exemple, le gémissement d’un violon correspond à une torture de l’ordre d’un clou enfoncé dans l’oreille; pour d’autres, cinquante violons jouant fortissimo agissent comme un calmant; d’autres, en présence d’un violon, ne manifestent qu’ennui et désintérêt; pour d’autres encore, un violon qui jouerait la mélodie la plus compliquée, ne laisserait qu’une impression de monotonie. Ces différences de perception auditive, ainsi que les déficiences relatives aux couleurs ou à la vision en général, ont été dites de nature inhérente ou attribuées à des malformations organiques, ou laissées complètement inexpliquées.

D’une personne à l’autre, les sensations olfactives, tactiles, organiques, le sens de la douleur, de l’équilibre varient de façon surprenante. Faites-en l’expérience rapide auprès de vos amis; vous constaterez les différences énormes de perception pour un stimulus identique. L’un sent une dinde dans le four avec admiration, l’autre avec indifférente, et le troisième ne sent rien du tout. Et un autre vous soutiendra peut-être que la dinde rôtie sent exactement comme la brillantine – si l’on pousse l’exemple à l’extrême.

Tant que nous n’avons pas de Clairs, ces différences demeurent obscures. Car, dans une large mesure, de telles différences qualitatives et quantitatives de perception sont dues à l’aberration. Vu les différences d’expériences passées agréables et de sensibilité intrinsèque, les Clairs seront différents les uns des autres, et l’activité d’un Clair n’aura rien de standard, de moyennement adapté, but terne et ennuyeux des doctrines passées.

Le Clair réagit de façon optimale, compte tenu de son propre désir de réagir. De la mèche lente qui brûle lui semble toujours dangereuse, mais sans le rendre malade. Une dinde rôtie sent bon pour lui s’il a faim et aime la dinde, et, à ce moment-là, elle sent très, très bon. Des violons ne jouent pas un son unique; ils jouent des mélodies, ne causent pas de souffrance et sont appréciés au maximum si le Clair a du goût pour les violons; dans le cas contraire, il aimera les timbales, les saxophones ou, en vérité, selon son sentiment, il peut n’aimer aucune musique.

En d’autres termes, il y a deux variables en activité. L’une, la plus folle, est la variable causée par les aberrations. L’autre, tout à fait rationnelle et compréhensible, est produite par la personnalité.

Ainsi les perceptions d’un individu aberrant (non mis au Clair) sont très différentes de celles d’un individu mis au Clair (non aberrant).

Bien sûr, il y a aussi les différences dues aux organes de perception eux-mêmes et les erreurs occasionnées par eux. Certaines de ces erreurs, un minimum, sont organiques; des tympans crevés ne sont pas de bons mécanismes d’enregistrement du son. La majorité des erreurs de percepts (message des sens tels que vue, ouïe, odorat, etc.) dans la sphère organique est causée par des erreurs psychosomatiques.

Des lunettes sont partout perchées sur le nez, même chez les enfants. On s’efforce de corriger par là un état que le corps à son tour s’applique à détériorer de nouveau. La vue, une fois arrivée au stade des lunettes – et non à cause des lunettes – se détériore encore en vertu du principe psychosomatique. C’est là une affirmation aussi catégorique que la loi d’après laquelle, si les pommes tombent des arbres, c’est qu’elles obéissent aux principes de la gravitation.

L’un des moindres bénéfices que tire le Clair de sa mise au Clair, c’est que, si sa vue était autrefois mauvaise, elle s’améliorera de façon étonnante et recouvrera en temps voulu un niveau de performance optimum avec tant soit peu d’attention (loin de dresser les opticiens contre la Dianétique, voilà qui leur promet de bonnes affaires. On a vu des Clairs, vers la fin de l’audition, changer cinq fois de lunettes de façon presque consécutive pour suivre les modifications de leur vision – et de nombreux aberrés, mis au Clair sur le tard, se stabilisent visuellement à un niveau très proche de l’optimum).

Chez l’aberré la vision se trouvait modifiée par les aberrations, sur une base organique, à tel point que l’organe lui-même ne fonctionnait pas à son régime maximum. Des tests répétés ont montré que l’éviction des aberrations amenait le corps à entreprendre un effort courageux de reconstruction presque parfaite. L’ouïe, de son côté, présente des variantes organiques considérables. Des dépôts de calcium, par exemple, peuvent faire «bourdonner» les oreilles de façon permanente.

La disparition des aberrations permet au corps de se réadapter en direction d’un niveau optimum: les dépôts de calcium disparaissent et les oreilles cessent de bourdonner. Mais, indépendamment de ce cas bien spécifique, l’ouïe présente des variantes singulières sur le plan purement organique. Par la faute de l’organe ou des aberrations, l’ouïe peut s’hypertrophier ou s’atténuer au point qu’un individu pourra surprendre des bruits de pas au coin du pâté de maisons voisin de façon tout à fait courante, alors que l’autre n’entendra pas une grosse caisse tambourinant à sa porte.

Ces singulières différences de perceptions dues aux aberrations et difficultés psychosomatiques représentent la moindre des découvertes proposées. D’une personne à l’autre, l’aptitude mnémonique présente des variantes bien plus fantastiques.

L’observation des Clairs et des aberrés a mis au jour un processus de mémorisation tout à fait nouveau, inhérent au système mental, mais insoupçonné jusque-là. Ce processus de mémorisation, sous son aspect le plus total, n’est à la disposition des aberrés que dans un nombre de cas limité. Chez un Clair, c’est chose standard. Bien entendu, nous ne prétendons pas ici que les savants du temps passé n’ont pas su regarder. Nous avons affaire à un sujet d’étude complètement nouveau et inexistant dans le passé, le Clair. Ce qu’un Clair peut aisément accomplir, très peu de gens, dans le passé, ont occasionnellement pu le réaliser en partie.

En Dianétique, nous désignerons cette aptitude mentale intrinsèque, aptitude non acquise, par le terme technique de «retour». Le mot est employé avec le, sens qu’en donne le dictionnaire et, précisons-le, le mental possède cette aptitude de mémorisation de façon tout à fait normale: la personne peut «envoyer» une partie de son mental à un moment du passé, sur un plan mental ou à la fois mental et physique et refaire l’expérience des incidents qui ont eu lieu dans le passé avec les mêmes sensations et de la même façon qu’auparavant.

Autrefois, une pratique connue sous le nom d’hypnotisme utilisait ce qu’on appelait la «régression» sur des sujets en état d’hypnose. L’hypnotiseur renvoyait le sujet, d’une façon ou d’une autre, dans une période de son passé. Il avait recours à des techniques de transe, à des drogues et à toute une technologie. Le sujet hypnotisé pouvait retourner «entièrement» à ce moment passé, si bien qu’il donnait l’impression d’avoir l’âge auquel il était retourné, et uniquement les facultés apparentes et souvenirs possédés à l’époque – c’est ce qu’on appelait la «revivification» (le fait de revivre).

La régression était une technique grâce à laquelle une partie de l’individu restait dans le présent et une partie retournait dans le passé. Ces aptitudes mentales étaient considérées comme n’existant que chez les sujets hypnotisés et n’étaient utilisées qu’avec la technique de l’hypnose. Il s’agit là d’une très vieille pratique remontant à quelques milliers d’années et existant encore en Asie, comme elle existe, apparemment, depuis l’aube des temps.

Nous employons ici le terme de «retour» au lieu de «régression» parce qu’il s’agit de quelque chose de différent, et parce que la régression est un mot ambigu à la signification péjorative. Revivre est substitué à revivifier, en Dianétique, pour la simple raison qu’on n’y utilise pas de méthode hypnotique, comme on l’expliquera plus loin; on trouvera également une explication de l’hypnotisme.

Le mental possède donc une autre aptitude mnémonique. Une partie du mental peut «retourner» même si la personne est bien éveillée, et refaire l’expérience complète d’incidents passés. Si vous voulez vérifier, essayez sur différentes personnes et trouvez-en une qui y parvienne aisément. A l’état de veille totale, elle peut «retourner» à certains moments de son passé. Elle ignorait sans doute l’existence de cette aptitude avant d’en avoir fait l’essai. Ou alors elle croyait que tout le monde pouvait en faire autant (genre de supposition qui nous a empêchés de découvrir tant de ces phénomènes). Elle peut retourner au moment où elle nageait et se sentir nager de nouveau en retrouvant toutes les sensations auditives, visuelles, olfactives, tactiles, gustatives, organiques, etc.

Un monsieur «savant» passa un jour plusieurs heures à démontrer à son auditoire que le souvenir d’une sensation olfactive, par exemple, était impossible puisque «la neurologie avait prouvé que les nerfs olfactifs n’étaient pas reliés au thalamus». Deux membres de l’auditoire lui firent remarquer qu’ils pouvaient retourner mais en dépit de cette preuve le monsieur «savant» continua à soutenir que le souvenir olfactif était impossible. Un contrôle parmi les membres de l’auditoire, sans tenir compte de la question du retour, révéla que la moitié des personnes présentes se rappelaient les sensations olfactives en sentant de nouveau les odeurs.

Le retour est le souvenir par images, dans son sens le plus total. La mémoire tout entière est capable d’amener les régions sensorielles à ressentir les impressions d’un événement passé. Le retour partiel est chose courante, pas assez courante pour qu’on le considère comme normal; mais, à coup sûr, assez courante pour que nous l’ayons étudié avec attention, car il varie énormément d’un individu à l’autre.

Percevoir le présent serait une façon de faire face à la réalité. Mais si l’on est incapable de faire face à la réalité du passé, on se refuse à confronter par là même une fraction de réalité. Et si l’on considère comme souhaitable l’aptitude à «voir la réalité en face», il faut être capable de voir aussi bien la réalité passée pour être considéré comme complètement équilibré selon les normes actuelles. Or, pour «voir en face la réalité d’hier», il faut posséder une certaine aptitude au souvenir. Mais combien avons-nous de façons de nous souvenir?

Il y a d’abord le retour. C’est là quelque chose de nouveau. C’est une méthode qui permet d’examiner les images animées et autres perceptions sensorielles complètes, recueillies à l’époque de l’événement. Il permet aussi de retrouver des conclusions et imaginations passées. C’est très utile de pouvoir, au cours d’études, de recherches ou dans la vie courante, se retrouver à l’endroit où se présentaient des données intéressantes.

Nous avons aussi les différentes façons de se rappeler. Le rappel optimal consiste à utiliser la méthode du retour accompagnée d’un ou de plusieurs sens, l’individu lui-même restant dans le présent. En d’autres termes, quand certaines gens pensent à une rose, ils la voient, la respirent, la sentent. Ils la voient nettement, dans toutes ses couleurs, avec les «yeux de l’esprit», pour employer une vieille expression. Ils la sentent nettement. Ils peuvent même en sentir les épines. Ils pensent à une rose en se souvenant réellement d’une rose.

Quand ces gens pensent à un navire, ils voient un navire spécifique, en perçoivent le mouvement s’ils se rappellent être à bord, sentent le goudron ou autres odeurs moins agréables, et entendent les sons présents. Ils voient le navire en mouvement, avec toutes ses couleurs, et entendent les sons présents avec toutes leurs tonalités.

Ces facultés varient énormément d’un aberré à l’autre. Certains, si vous leur demandez de penser à une rose, ne peuvent que se la représenter visuellement. Certains la sentent, mais ne la voient pas. Certains n’en voient pas les couleurs, ou alors de façon très atténuée. Si vous demandez à certains de penser à un navire, ils ne verront qu’une image sans relief, immobile et terne, semblable à un tableau ou à une photographie. Certains verront un bâtiment en mouvement, sans couleur, mais avec les sons. Certains l’entendront, mais sans voir la moindre image. Certains ne parviennent qu’à penser à un navire purement abstrait; ils savent que les navires existent, mais sont incapables de voir, sentir, entendre, palper, etc.

Certains observateurs ont autrefois donné à cette aptitude le nom de «visualisation», mais le terme convient si peu au son, au toucher, aux sensations organiques et à la douleur, que le terme de rappel est celui que nous emploierons régulièrement comme terme technique dianétique. La valeur du rappel dans la vie courante a été l’objet de si peu d’observations que le concept n’en a jamais été précisé dans le passé. C’est pourquoi nous nous sommes attardés aux descriptions qui précèdent.

Il est très facile de tester le rappel. Si vous demandez à vos amis quelles sont leurs possibilités dans ce domaine, vous vous ferez une idée de la façon dont cette aptitude varie de l’un à l’autre. Certains ont telle forme de rappel, certains telle autre, certains n’en ont pas, mais n’opèrent que par concepts de rappel. Mais n’oubliez pas, au cours de ce test, que chaque perception est classée dans la mémoire et possède donc son propre rappel, y compris la douleur, la température, le rythme, le goût et le poids, en plus des sensations mentionnées plus haut: vue, son, toucher, odeur.

Les dénominations dianétiques de ces divers rappels sont le visuel (vue), le sonique (son), le tactile (toucher), l’olfactif (odeur), le rythmique (rythme), le kinesthésique (poids et mouvement), le somatique (douleur), le thermal (température), et l’organique (sensations internes et, avec une définition nouvelle, l’émotion).

Il existe une autre classe d’activités mentales que nous pouvons grouper sous les termes d’imagination et d’imagination créatrice. Nous avons là encore un beau domaine de recherches.

L’imagination consiste à recombiner des choses perçues, pensées ou mises au monde par un processus intellectuel, mais qui n’ont pas nécessairement une existence réelle. C’est la méthode employée par le mental pour envisager des buts désirables ou prévoir certains futurs. L’imagination s’avère extrêmement précieuse lorsqu’il s’agit de résoudre un problème ou de vivre, tout simplement. Le fait qu’il s’agisse d’une recombinaison n’enlève rien à sa merveilleuse et vaste complexité.

Le Clair utilise toute son imagination. Il existe une impression imaginaire pour chaque perception: vue, odeur, goût, son, etc. Ces impressions sont édifiées à partir de modèles existant dans les magasins mnémoniques (contenant les expériences enregistrées) et en les combinant et assemblant de façon conceptuelle. Les nouvelles structures physiques, les lendemains en termes d’aujourd’hui, l’année prochaine d’après l’année passée, le plaisir à obtenir, les actes à accomplir, les accidents à éviter sont autant de problèmes pour l’imagination agissante.

Le Clair possède dans leur totalité les imaginations visuelle en couleur, sonique avec les tons, tactile, olfactive, rythmique, kinesthésique, thermique et organique. Si vous lui demandez de s’imaginer dans un carrosse doré à quatre laquais, il «voit» l’équipage en mouvement, en couleur, il «entend» tous les sons présents, il «respire» toutes les odeurs qu’il estime présentes, il «sent» le capitonnage, le mouvement et sa propre présence à l’intérieur du carrosse.

En plus de l’imagination courante, nous avons l’imagination créatrice. C’est une aptitude d’une ampleur indéfinissable, très variable d’un individu à l’autre, et que certains possèdent à un degré extrême. Nous la mentionnons ici, non comme partie intégrante des opérations du mental habituellement traité par la Dianétique, mais en tant qu’entité réelle. Elle est présente chez le Clair même si ses aberrations passées en empêchaient la pratique. C’est une aptitude intrinsèque.

Seul le fait d’en interdire l’utilisation courante peut la rendre aberrante, c’est-à-dire rendre aberrant son emploi permanent ou bloquer tous les processus mentaux. Mais l’imagination créatrice, cette aptitude qui permet la réalisation d’œuvres d’art, la création de nations et l’enrichissement de l’Homme, peut être considérée comme une fonction indépendante, complètement autonome, et qui ne doit aucunement son existence à la présence d’aberrations individuelles, puisque son étude chez le Clair qui en est doué, démontre de façon certaine son existence innée. Elle est rarement absente chez un individu.

Nous avons enfin l’activité mentale la plus importante. L’Homme est considéré comme un être raisonnable. Sa raison est fonction de son aptitude à résoudre des problèmes en percevant, créant et comprenant diverses situations. Cette raison est la plus élevée des fonctions mentales qui font de l’Homme un Homme et non un animal différent. Ses aptitudes à se souvenir, à percevoir et à imaginer lui confèrent la possibilité de parvenir à des conclusions, et d’utiliser ces conclusions pour en atteindre d’autres. Tel est l’Homme raisonnable.

La raison, par opposition à l’aberration, n’est observable que chez le Clair. Les aberrations de l’aberré lui donnent une apparence de déraison. Même s’il est possible de qualifier cette déraison «d’excentricité», «d’erreur humaine», ou «d’idiosyncrasie personnelle» et autres définitions plus amènes, elle n’en reste pas moins déraison. La personnalité n’est pas fonction de la quantité de déraison qui motive un individu. Ce n’est pas un trait de personnalité, par exemple, que de conduire en état d’ivresse pour tuer un enfant sur un passage clouté, ou même de risquer de tuer un enfant en conduisant dans cet état. La déraison est simplement ceci: l’inaptitude à tirer des réponses justes de données précises.

Or, fait étrange, alors que «tout le monde sait (et quelle horrible quantité d’erreurs ce genre d’affirmation laisse se propager) qu’il est humain de se tromper», il se trouve que la section raisonnable du mental, celle qui calcule les réponses aux problèmes et qui fait que l’Homme est Homme, ne peut absolument pas se tromper.

Nous avons considéré cette découverte comme surprenante, mais à tort. On aurait pu parvenir plus tôt à la même conclusion. Car la chose est simple et facile à comprendre. L’aptitude calculatrice réelle de l’Homme n’est jamais en défaut, même chez l’individu sérieusement aberrant. A observer l’activité d’un tel aberré, on pourrait conclure de façon irréfléchie que les raisonnements de cette personne sont faux, mais ce serait là une erreur d’observation. Tout individu, aberré ou Clair, raisonne parfaitement à partir des données perçues et enregistrées.

Prenez n’importe quelle calculatrice électronique (et le système mental est un magnifique instrument, de loin supérieur à toutes les machines qu’il pourra inventer dans les siècles à venir), et confiez-lui un problème. Multiplier un par sept. Elle répondra correctement: sept. Maintenant, multipliez six par un, mais continuez à retenir le sept. Six fois un font six, mais la réponse que vous obtiendrez sera quarante-deux.

Continuez à retenir le sept et confiez d’autres problèmes à l’appareil. Ils seront faux, non comme raisonnements, mais comme réponses. Maintenant, fixez ce sept de telle façon qu’il soit impossible de le mettre hors circuit, quels que soient les leviers manipulés et essayez de vendre l’appareil. Personne n’en voudra, car, de toute évidence, la machine est folle. Elle dit que 10 fois 10 font 700. Mais est-ce que la partie calculatrice est folle ou lui a-t-on simplement confié des données fausses?

De la même façon, le mental humain, qui doit résoudre des problèmes importants comprenant suffisamment de variables pour laisser perplexe mille fois par heure une simple machine à calculer, peut se trouver victime de données incorrectes. Les données incorrectes s’introduisent dans la machine. La machine présente des réponses incorrectes. Des données incorrectes s’introduisent dans les magasins mnémoniques humains et la personne réagit de «façon anormale». La résolution du problème de l’aberration humaine consiste à trouver la «retenue de sept». Vous en entendrez parler beaucoup, plus loin. Pour l’instant, nous sommes arrivés à nos fins immédiates.

Telles sont les diverses aptitudes et activités du mental humain, qui a pour constante mission de résoudre et mettre en application une multitude de problèmes. Il perçoit, se rappelle ou retourne, il imagine, il conçoit puis résout. Assisté de ses prolongements (percepts, magasins mnémoniques et imagination), le mental présente des réponses invariablement exactes, sous réserve de modifications causées uniquement par l’observation, l’éducation et le point de vue.

Et les buts fondamentaux de ce mental, la nature fondamentale de l’Homme, tels qu’on les découvre chez le Clair, sont bons et constructifs, uniformément bons’ et constructifs, leurs solutions ne se trouvent modifiées que par l’observation, l’éducation et le point de vue.

L’Homme est bon.

Débarrassez-le de ses aberrations fondamentales, et avec elles s’en va le mal dont la scolastique et la morale étaient si friandes. La seule partie détachable de lui est cette «mauvaise» section. Et, une fois cette section détachée, sa vigueur et sa personnalité retrouvent une force nouvelle. Et il est heureux de voir cette «mauvaise» section l’abandonner, car elle était faite de douleur physique.

Vous trouverez plus loin des expériences et validations de ces faits, vérifiables avec la précision si chère au physicien.

Le Clair, donc, n’est pas un individu «conditionné», contrôlé par ses inhibitions désormais débloquées. C’est un individu sans inhibitions et autodéterminé. Et ses aptitudes à percevoir, se rappeler, retourner, imaginer, créer et raisonner correspondent à la description donnée plus haut.

Le Clair est le but de la thérapie dianétique, but qu’un peu de patience et d’étude permettent d’atteindre. Tout individu peut être mis au Clair, à moins d’avoir été malheureusement privé d’une partie importante de son cerveau ou d’être né avec une structure nerveuse grossièrement malformée.

Nous venons de voir le but de la Dianétique.

Voyons maintenant celui de l’Homme.

Lisez le livre: La Dianétique: La Science moderne de la Santé mentale